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VF
12, allée des Tanneurs
44000 Nantes

Tél : 02 41 47 57 57

Ouvert tous les jours de 11h30 à 23h.

Carte sur le site internet de VF.

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Alimentation

VF : le burger made in Pays de la Loire s'implante à Nantes

18/02/2014 | Stéphanie Lechêne
VF burgers français

À 39 ans, le chef cuisinier Pascal Favre d'Anne a déjà concrétisé deux de ses rêves. Il est devenu chef étoilé en 2007 de son restaurant, le Favre d'Anne à Angers. Et il vient d'ouvrir à Nantes sont troisième fast-food, le VF, qui propose burgers et sodas made in local.
Un même chef pour deux mondes différents : la junk-food et la gastronomie qui n'ont en commun que la bonne qualité des produits issus en majorité de fournisseurs ligériens. Nous avons goûté pour vous les burgers du VF.

 

Situé sur les 50 otages, le VF étonne par sa décoration simple, chaleureuse et confortable. A la carte, les codes du fast-food sont respectés : on retrouve les burgers, les frites, les sodas. Mais aussi des wraps, des salades, une soupe du jour et un burger made in Pays de la Loire, le ligérien avec du curé nantais.

Le prix moyen ? Comptez 9,20 € pour un menu burger/frites/boisson

Favre d'Anne s'explique : " VF, c'est de la fastrononomie, un mélange de fast-food et de gastronomie. Mon étoile n'a pas été forcément un atout pour me lancer dans la restauration rapide.

Ceux qui connaissent mon parcours imaginent que les burgers seront aussi étoilés et donc inaccessibles niveau prix.

Je ne suis pas là pour apporter de la créativité ! Au VF, on mange avec les doigts, à n'importe quelle heure mais sainement."



De la Savoie à l'Anjou
Pascal Favre d'Anne est savoyard d'origine. Il fait ses études d'hôtellerie à Thonon-les-Bains, fait un passage chez le chef Marc Veyrat à Annecy, part en Colombie comme chef cuisinier à l'Ambassade de France avant de rencontrer Mathilde, son épouse, originaire d'Anjou mais étudiante à New-York.
C'est donc aux Etats-Unis que l'idée germe… Favre d'Anne se demande pourquoi la France, qui a la meilleure cuisine au monde, ne sait pas la rendre pratique et accessible ? D'ailleurs, à New-York, on ne trouve pas de restaurants français.

Le couple retourne vivre à Angers : ''Je voulais monter mon affaire, avoir mon propre restaurant et conquérir une étoile au Guide Michelin. Mais j'avais toujours dans la tête l'idée du fast-food car j'aime le burger et je trouve que c'est aussi excitant et palpitant de faire plaisir avec un burger à 9 € qu'avec du foie gras à 40€ !"

Le restaurant Favre d'Anne ouvre en 2006. Et en 2007, c'est la consécration, avec la première étoile au guide Michelin.

2010 : ouverture du premier VF implanté dans le parc d'attraction Terra Botanica à Angers. Ouvert 6 mois dans l'année.

2011 : ouverture d'un second VF boulevard Foch à Angers.

2012 : s'associe avec Mickaël Attrait (à droite sur la photo), avocat d'affaire en reconversion souhaitant donner du sens dans sa vie professionnelle.
"Nous sommes beaucoup sollicités par des entrepreneurs qui souhaitent dupliquer le modèle VF en France. Mais nous souhaitons avant tout partager des valeurs et proposer une alternative au fast-food avec des produits locaux et sains. Si on voulait faire de l'argent, on aurait ouvert un KFC !".

Pascal Favre d'Anne (à gauche) précise que "les grandes chaines de restauration américaines type Mac Donald se sont pas concurrentes du VF :  on les respecte ils ont une réussite mondiale mais ça n'est pas du tout notre objectif."

Les produits locaux : la clés du succès ?
Un chef étoilé travaille en lien étroit avec ses fournisseurs. Pour le VF, même chose. Les produits sont produits en majorité dans les Pays de la Loire, essentiellement dans le Maine-et-Loire pour des raisons de logistique car c'est le département d'implantation de ses deux premiers restaurants.

Les burgers sont confectionnés avec du pain d'Alise, une recette d'un boulanger qui avait séduit Pascal Favre d'Anne. La farine vient du Moulin de Sarré (à côté de Saumur)

Le boeuf est d'origine française, principalement de l'Ouest de la France.
Le curé nantais vient de Pornic mais le comté vient du Jura, faute de trouver un fournisseur équivalent.

Les boissons ? "Il était impensable d'avoir du Coca-Cola au VF. Quand on privilégie des produits français on ne peut pas avoir de soda américain, il faut être cohérent. Notre limonade est fabriquée en Bretagne.
Et VF a développé sa propre marque de sodas, le Fraich'Cola, le Fraich'Limo, Fraich'Agrumes, etc."
Les sirops sont fabriqués par l'entreprise Giffard à Avrillé (49).

Les légumes viennent du producteur et transformateur la Rosée des Champs à Doué-la-Fontaine.

La bière, locale et bio, est La Piautre pour les restaurants angevins et la Mélusine pour son équivalent nantais, fabriquée en Vendée.

Les desserts : moelleux au chocolat (recette maison), riz au lait fabriqué à la Ferme de l'Aubance à Brissac (49) et fromage blanc de la ferme Douceur angevine à Longué-Jumelles (49).

Quelques chiffres

Entre 400 et 500 personnes/jour le week-end et entre 200 et 300 personnes/jour en semaine à Nantes.
4200 burgers vendus à Nantes depuis l'ouverture il y a un mois, soit 500 kg de farine.
50 000 burgers dévorés à Angers en 2013.

Même si quelques détails restent à ajuster : une porte qui ferme mal, un affichage plus lisible des menus et des boissons, et une stratégie marketing pour se faire connaitre auprès des nantais car le restaurant manque de visibilité sur ce cours des 50 otages peu chaleureux, les deux associés sont satisfaits du premier bilan de fréquentation du restaurant.

Le VF est bien la preuve qu'on peut faire du bon et du sain même en proposant des burgers et des frites maison. Les frites sont cuites dans plusieurs bain d'huiles, les steaks sont épais, bien cuits, bien assaisonnés, les sauces sont variées, le pain est dense et savoureux.
Vous sortez avec le ventre plein sans vous être ruiné. A essayer donc pour se faire plaisir avec un burger local.