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Eau

Une station d'épuration toute neuve et plus écologique

06/04/2011 | Estelle Labarthe
A Rezé, la station d'épuration de la Petite Californie vient d'être inaugurée, suite aux trois années de travaux de modernisation qui y ont été réalisées. Cet équipement fonctionne maintenant suivant un process plus écologique et anticipant sur l'augmentation de population de la métropole (l'ancienne station pouvait traiter les eaux usées d'environ 120 000 habitants, sa nouvelle capacité peut aller jusqu'à l'équivalent de 180 000 habitants). Les nouveaux bâtiments sont également plus compacts (ce qui permettre de  libérer de l'espace ) et répondent à une norme de construction Haute Qualité Environnementale. Visite ! 


Une station d'épuration, c'est l'endroit où arrivent les eaux usées des foyers et des entreprises.

Elles y sont dépolluées, assainies avant d'être rejetées en Loire.

C'est de la qualité de cette eau que dépend la préservation de l'environnement (aquatique, végétal, zones humides..), or la tendance va malheureusement vers des eaux usées de plus en plus polluées, qui nécessitent donc un traitement de plus en plus exigent (les normes sanitaires de rejet étant elles-mêmes de plus en plus élevées).

La question de la performance des stations d'assainissement est donc fondamentale et s'articule en outre avec les diverses questions actuelles que sont celles du rejet de gaz à effet de serre, de la consommation d'énergie et de la pollution.

La nouvelle station de la Petite Californie a donc été pensée pour répondre à ces exigences.

Les bassins de décantation sont recouverts de bâches qui permettent de retenir et donc de capter le biogaz dégagé par la décantation des matières organiques de l'eau (ainsi le gaz n'est pas rejeté inutilement dans l'air). Ces bâches permettent aussi de diminuer considérablement la pollution olfactive de la station pour l'amener à presque zéro !


Le biogaz capté est réemployé : il sert à chauffer le "digesteur", appareil de traitement des boues issues de la dépollution, mais aussi à chauffer entièrement les locaux de la station, le reste est  transformé en électricité et permet de répondre à 35% des besoins de la centrale.

L'assainissement de l'eau se fait en deux étapes, d'abord un circuit mécanique qui permet de séparer les matières organiques, puis un traitement biologique.

Reste, l'architecture du bâtiment, intégrant une orientation bioclimatique des locaux (permettant de limiter les besoins en électricité et en chauffage), des panneaux photovoltaïque et une récupération des eaux de pluies.

Tout cela est bien-sûr assez technique, mais le savoir permet de se rendre compte que même dans des univers très contraints il est possible d'aller vers des bâtiments et des activités industrielles plus durables et réduisant considérablement leur impact carbone

Il ne reste plus qu'à y articuler encore et encore la sensibilisation des consommateurs d'eau (particuliers et professionnels) afin que eux aussi se mettent à penser "durable" et fassent en sorte de rejeter une eau la plus saine possible (sans produits chimiques dedans, sans produits toxiques, etc.).