Version imprimableEnvoyer à un ami
Alimentation

Les producteurs locaux à la rencontre des élèves de l'école Champenois à Nantes

24/10/2011 | Stéphanie Lechêne
Les enfants de l'école Champenois ont découvert dans leurs menus de la semaine du 17 au 21 octobre quelques nouveautés : tomes bio de Campbon, pommes de Missillac, mogettes de Vendée, yaourts brassés bio ou poulets fermiers d'Ancenis. A l'occasion de la semaine du goût, le terroir était à l'honneur dans les cantines publiques nantaises à l'initiative du [nodepicker==node/1088==GAB%2044==Gab%2044] et de Manger bio 44 (association qui approvisionne les resturants collectifs en produits bio locaux) et en soutien de la Cuisine centrale de Nantes qui livre chaque jour les cantines scolaires.Au menu : du bio, du local et des animations ! Rencontre avec Catherine Piau, adjointe au Maire de Nantes et Rémi Beslé, agriculteur. 
Voir la vidéo

Vendredi midi, le producteur laitier Rémi Beslé est venu expliquer aux élèves comment on fabrique la tome bio des Paysans Fromagers Nantais, vidéo à l'appui.

Voir la vidéo



Et Betty Marçais, animatrice au GAB 44 (groupement des agriculteurs biologiques de Loire-Atlantique) a expliqué la saisonnalité des produits, ce qu'est l'agriculture ou le bio.

Ce temps fort a permis de montrer comment sont fabriqués le produits que les enfants retrouvent dans leurs assiettes et qu'en plus il proviennent d'à côté !

Pour la Ville de Nantes, c'est un vrai challenge quand on sait que la Cuisine centrale de Nantes livre 11 000 repas par jour. Intégrer des aliments du terroir demande une logistique et une grande préparation en amont. Mais le défi vaut le coup !

Cela correspond à une volonté politique d'intégrer les filières locales dans la conception des repas comme l'explique Catherine Piau, adjointe au Maire, en chargé de l'animation et de la restauration scolaire à Nantes. Même si il existe des freins comme la quantité de repas à fournir et l'approvisionnement nécessaire.

Les retombées sont nombreuses : économiques (pour dynamiser l'agriculture locale), sanitaires et environnementales (les aliments font moins de kilomètres de leur lieu de production jusqu'à l'assiette de l'enfant, les produits bio sont produits sans pesticides) et sociales. Pour beaucoup d'enfants, le repas à la cantine permet de manger équilibré, varié avec des aliments de qualité.

Les chiffres clés
La cuisine centrale de Nantes livre les écoles publiques de Nantes et les centres de loirsirs.
- au total, 89 établissements
- 50 % de produits frais
- 10 % seulement de produits surgelés
- 6% des achats sont bio
- du pain bio et local une fois par semaine pour les élèves
- coût du repas moyen pour la Ville de Nantes : 10,69 €/repas (toutes charges incluses), coût pour les familles : entre 0,68 € et 5 €/repas