Acteurs liés

En savoir plus

 

Version imprimableEnvoyer à un ami
Habitat

L’éco-quartier en questions

09/09/2013 | Marion Guerry

Nous vous dévoilons tout ce que vous voulez savoir sur les écoquartiers : leur origine, leur vocation jusqu'à leur localisation ... pour une vie plus durable !

 

 

Quand ?
Nés à la fin des années 1980 en Europe du nord et au début des années 2000 en France, les éco-quartiers incarnent le développement durable dans toutes ses dimensions en répondant à des exigences écologiques, économiques et sociales.

Quoi ?
Objet complexe à définir, il peut être appréhendé comme  « Un projet urbain de réhabilitation – ou de création – intégrant des infrastructures économes en énergie et respectueuses de l’environnement, et ayant également des préoccupations économiques, sociales, culturelles et esthétiques. » (Eco-quartiers : la concertation au service de l'action - Pratiques françaises et européennes pour l'élaboration de projets partagés - Décider ensemble – Rapport final – Novembre 2011).

 
 
 
 
Selon le Ministère de l’Ecologie, du Développement durable et de l’Energie, « la conception d’un éco-quartier a pour objectif de proposer des logements pour tous dans un cadre de vie de qualité, tout en limitant son empreinte écologique. Pour ce faire, un éco-quartier doit respecter les principes du développement durable :
  • Promouvoir une gestion responsable des ressources ;
  • S’intégrer dans la ville existante et le territoire qui l’entoure ;
  • Participer au dynamisme économique ;
  • Proposer des logements pour tous et de tous types participant au « vivre ensemble » et à la mixité sociale ;
  • Offrir les outils de concertation nécessaires pour une vision partagée dès la conception du quartier avec les acteurs de l’aménagement et les habitants. »
 
Comment ?
L'éco-quartier intègre en amont de sa conception plusieurs critères, et notamment …
 
… Le choix d’un site pertinent
Parce qu’un quartier, c’est un morceau de village ou de ville, il est nécessaire de créer une accroche urbaine avec l’existant en termes de prolongement ou d’insertion.
 
… La proximité et les solutions alternatives à la voiture
Pour inciter une mobilité diversifiée, concevoir un éco-quartier implique un accès à une offre variée de modes de déplacements (transports en commun – des voiries dissociées et adaptées à tout mode de déplacement qu’il soit piéton, cycliste et automobile).
 
… La mixité sociale et fonctionnelle
Pour impulser l’implantation d’une population mixte, l’aménagement d’un éco-quartier doit privilégier une diversité des formes bâties (maisons mitoyennes – immeuble - habitat intermédiaire) et des programmes (logements locatifs et/ou sociaux – accession à la propriété – activités et services – résidence pour personnes âgées – etc.).
 
… La diversité spatiale et la lutte contre l’étalement urbain
La tendance n’est plus à l’étalement urbain mais bien à la préservation des espaces et notamment des terres agricoles et à la densification des espaces habités.
 
… La sobriété énergétique
La conception d’un éco-quartier doit travailler sur la limitation des déperditions thermiques (isolation) et sur les apports solaires passifs du bâti et ainsi s’inscrire dans une démarche bioclimatique (se protéger des aléas climatiques et profiter des bienfaits du climat).
 
… La conception d’espaces publics structurants
En ayant une place importante au sein de l’éco-quartier, les espaces publics se doivent d’être conviviaux (favoriser les échanges et les rencontres) et multifonctionnels (espace de jeux pour les enfants – espace de circulation entre divers modes de déplacements – espace de rencontre intergénérationnel – etc.).
 
… Le respect du cycle de l’eau - le renforcement de la biodiversité - la gestion des déchets
Un éco-quartier se doit le mieux possible de gérer le cycle de l’eau (de l’amont à l’aval), de préserver les milieux naturels (inventaire écologique préalable – gestion différenciée des espaces naturels) et d’appréhender le traitement des déchets, du tri réalisé individuellement à son ramassage (mise en place de composteurs et de points de collecte).
 
… L’implication des habitants
Enfin, l’éco-quartier valorise la qualité de vie de ses habitants, il est donc nécessaire qu’ils soient associés en amont du projet pour devenir un projet partagé et qu’ils puissent ensuite s’approprier le quartier.
 
Néanmoins, si la conception d’un éco-quartier répond à un ensemble de critères généraux, il est nécessaire d’adapter sa réalisation aux caractéristiques de son territoire. L’éco-quartier a donc la particularité de s’appuyer sur les ressources locales, qu’elles soient paysagères, urbaines, humaines ou environnementales.
 
Où ?
Si la France compte un certain nombre d’opérations de construction d’éco-quartiers, la région des Pays de la Loire réalise plusieurs d’entre elles comme …
 
… dans le Maine et Loire : à Cholet (le quartier du Val de Moine), à Angers (le plateau des Capucins) ;
… en Vendée : aux Herbiers (le quartier du Val de la Pellinière), à Oulmes (le quartier les Ecluzis) ;
… en Loire-Atlantique : à Guérande (ZAC Maison Neuve), à Clisson (le quartier du Champ de Foire)
… et dans l’agglomération nantaise :
à La Chapelle-sur-Erdre (le quartier Les Perrières) ;
à Saint Joseph de Porterie (le quartier Erdre Porterie) ;
à Nantes (le quartier de la Prairie au Duc sur l'Île de Nantes - le quartier Bottière-Chénaie - le quartier Pré-Gauchet).
A Rezé (le quartier des Petits moulins)

 

Voir la vidéo sur l'éco-hameau des Petits Moulins à rezé :

Voir la vidéo