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Développement durable

Citoyens, élus, assos, tous ensemble pour le Baromètre du Développement Durable et Solidaire !

21/03/2012 | Stéphanie Lechêne
A l'initiative de la Fédération Régionale des CIVAM des Pays de la Loire, les élus, les associations et les citoyens vont pouvoir faire un état des lieux des actions mises en oeuvre en faveur du développement durable sur leur commune et commencer à dessiner ensemble de nouveaux projets.Cela grâce à un outil gratuitement mis à disposition : le Baromètre du Développement Durable. Il s'agit d'un questionnaire de 100 questions auxquelles doivent répondre un maximum de participants :  élus, agents municipaux et personnes de la société civile communale, l'idéal étant d'organiser une réunion publique pour y répondre conjointement et le plus objectivement possible. 

La réponse à donner à chaque question est simple : OUI ou NON. Pour que cette réponse ne soit pas réductrice, un champ commentaire a été ajouté : la commune peut y glisser des exemples d'actions concrètes mises en oeuvre sur son territoire.

Les questions permettent de réaliser un état des lieux de la prise en compte des enjeux du développement durable sur le territoire d'une commune à un instant T, en s'affranchissant des questions de compétences (commune, intercommunalité...) . Par exemple, ne pas hésiter à répondre OUI si la question est : avez-vous sur votre commune le tri sélectif ? Même si c'est la communauté de communes, par exemple, qui en a la charge, et pas la municipalité.

Le Baromètre est en phase de lancement et compte sur les réseaux associatifs locaux pour être les moteurs du déploiement du Baromètre sur les communes.

L'intérêt
Pour les élus, prendre du recul sur les compétences de la collectivité et les projets mis en place à travers un échange direct avec les citoyens. Pas toujours évident notamment de se mettre en retrait lors des réunions publiques et de laisser la parole… C'est le principe de la co-construction.
D'après les témoignages d'élus présents lors de la réunion de lancement, "le Baromètre permet de nous poser des questions auxquelles on ne pensait pas forcément, "c'est un outil fait pour nous inciter à aller de l'avant", "nous ne pourrons pas répondre à toutes les questions mais peut être rajouterons nous d'autres questions".

Pour les citoyens, cela permet d'échanger, de partager sur l'état des lieux de leur commune en matière de développement durable et participer à la construction de son futur.

Le questionnaire
4 thématiques de questions : citoyenneté, environnement, solidarités, économie
Les deux règles d'or du Baromètre :
- on y répond ensemble pour une approche collective
- on enrichit ses questions par des exemples concrets et locaux

Une fois rempli, il est à remettre à la FRCIVAM pour qu'il soit traité et mis en ligne. Des signatures d'élus, de citoyens et d'agents sont requises pour garantir la co-réponse.

La consultation des données sur internet
A partir du mois de mai 2012, un site internet recensera toutes les réponses des communes au questionnaire.
Une carte dynamique donnera en détail les actions mises en place par les communes sur chacune des thématiques du Baromètre
Cet outil est gratuit et libre d'accès. Vous pouvez télécharger ici le questionnaire.

Pour qui ?
Pour toutes les communes, en particulier pour les petites communes, celles disposant de peu de moyens internes pour mettre en oeuvre un Agenda 21. Le Baromètre peut d'ailleurs constituer un tremplin pour démarrer son propre Agenda 21.

Historique du projet
Le Baromètre du Développement Durable est le résultat d'un travail d'équipe. Le questionnaire a été élaboré par une équipe de pilotage réunissant élus et associations, soit plus de 300 personnes réunies autour de 4 journées de travail sur différents territoires ligériens (Faye d'Anjou (49), Azé (53), Saint-Saturnin (72), et Ancenis (44).
Un outil similaire existe déjà en Bretagne, construit par le Réseau Cohérence (vous pouvez aller consulter les résultats des questionnaires en ligne); les Pays-Bas avaient aussi mis sur pied un tel dispositif.

Objectifs
- C'est un outil ancré sur le territoire. Il a pour mission de donner une photographie des actions mises en oeuvre par les communes en matière de développement durable. L'objectif étant de mesurer ensemble tout ce qui se fait sur la commune et d'identifier les marges de progrès
- Permettre l'acquisition d' une culture commune du développement durable
- Favoriser une approche pratique du développement durable à travers des questions qui sont autant de pistes d'actions concrètes que l'on peut mettre en place à l'échelle d'un territoire.
- Favoriser les échanges entre les élus et les citoyens, impulser une dynamique de participation. Plus les communes seront nombreuses à répondre au questionnaire plus les échanges seront enrichissants !

Témoignages
Dominique Guitton, président de la Fédération départemental des CIVAM de Loire Atlantique et élu à Bouvron (44) souhaite "permettre l'acquisition d'une culture commune du développement durable : à Bouvron, la population est motivée, beaucoup d'agriculteurs sont en bio, mais tout le monde n'est pas au même niveau de réflexion".

Jean-Maurice Dugast, de la Confédération Régionale des Foyers Ruraux
estime que cet outil "peut être le déclencheur d'une démarche" et que les associations partenaires ont un rôle à jouer pour "informer, former et agir dans une logique de développement durable et que ça se pérennise".

L'enjeu est bien là : réunir des acteurs pour remplir un questionnaire, d'accord, mais encore faudra t-il assurer un suivi, actualiser les données sur le long terme.

Jean-Louis Demois, de l'association des maires ruraux 49 et maire d'Ecuillé, insiste sur le fait que "ça ne doit pas être un outil de comparaison d'une commune à l'autre (car pas les mêmes moyens ni les mêmes objectifs) mais un outil qui sert à aller de l'avant". "A Ecuillé, on est en train d'y réfléchir pour le mettre en place. Nous souhaitons faire une réunion publique mais ça demande une préparation et il faut faire des points réguliers pour en faire un suivi.".
Il ajoute que "grâce au comité de pilotage, j'ai apprécié de travailler avec le milieu associatif que je connaissais peu".

Gino Mousseau, président du GAL Layon Saumurois, et maire de la commune de Saint-Lambert-du-Lattay
souhaite "une approche concrète et accessible pour tout le monde pour voir ce qu'on met derrière les mots : développement durable". Il trouve cela "intéressant de pouvoir faire un diagnostic partagé (on se met autour d'une table, on discute à propos de chaque question, on est tous d'accord après avoir longuement discuté) et en plus ça coûte pas cher !".
Il espère, une fois le questionnaire arrêté, "qu'on pourra faire une vraie réunion publique pour essayer de dégager quelques axes pour renforcer des actions en faveur du développement durable".

Patrick Gaultier, maire de Renazé
, trouve "difficile, en temps normal de laisser la parole aux citoyens. Cet outil nous permet de faire le point et de progresser, c'est tout l'intérêt pour la commune".

Clémentine Peltier, représentante de Janny Mercier, maire de Joué-l'abbé, Président du GAL Pays du Mans
A Joué-L'Abbé, le choix a été fait de ne pas faire de réunion publique pour remplir le questionnaire. Ce sont donc les associations locales et les élus qui ont accompli cette tâche. Le maire a trouvé intéressant d'avoir un retour de la part des techniciens et des agents, mais aussi de "voir dans quels domaines la commune n'intervient pas et comment on pourra faire mieux (ex : le suivi des consommations d'énergie). Cette réunion permet aussi d'expliquer quelle compétence a telle ou telle collectivité et pourquoi la commune ne peut pas toujours mettre des actions en place.

Christophe Thomin, élu à Oudon
: "Nous avons organisé une réunion publique la semaine dernière, une cinquantaine de personnes ont répondu présent; la consigne avait été de dire aux élus de se mettre en retrait pour laisser plus de place aux citoyens". "Nous avons ressenti une certaine frustration pour des questions où nous pouvions quasiment répondre OUI car certaines actions sont sur le point  d'aboutir, mais la règle du jeu veut que nous répondions NON car l'action n'est pas encore mise en oeuvre... 
D'un autre point de vue, cela permet de se garder une marge de progrès pour la prochaine fois que nous répondrons au Baromètre".