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Consommer autrement

Apivet, une deuxième vie pour vos habits !

07/10/2010 | Estelle Labarthe
Et de l'espoir aussi ! Celui de s'en sortir, enfin, pour celles et ceux à qui l'on confie le soin de les trier puis de les vendre, et qui, via cette "Association Pour l'Insertion par le Vêtement "(c'est la signification d'APIVET) arrivent à raccrocher avec le monde du travail.
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N'oublions pas non plus qu'un vêtement déposé à Apivet, c'est aussi un volume conséquent de déchets en moins, dans les poubelles ou déchèteries. Au travers des containers répartis dans les différentes communes de l'agglomération d'Angers ou par les dépôts spontanés des particuliers à l'atelier ou dans les  3 magasins de la ville, ce sont 650 tonnes qui passent chaque année par la plateforme de tri.

Ce textile n'est donc pas simplement un "déchet à retraiter", c'est une véritable matière première (renouvelable !). Vos vieux vêtements valent tout simplement de l'or pour Apivet car c'est de ce volume collecté que dépend le bon fonctionnement de la chaîne d'activité : il faut des vêtements pour générer des heures de travail pour les salariés  (22 personnes dont 17 en situation de réinsertion professionnelle), et il en faut aussi pour achalander les boutiques.

Et c'est intéressant, du point de vue des particuliers que nous sommes, de s'apercevoir qu'un seul geste de notre part  (celui de trier pour donner, plutôt que de jeter systématiquement au tout venant pour se débarrasser au plus vite), peut alimenter et porter un modèle économique où l'environnement, l'humain et l'économique se côtoient dans un équilibre malin et harmonieux.

Enfin, n'oublions pas évidemment l'intérêt direct, celui qui est sans doute le plus facilement perceptible pour le grand public : la possibilité de trouver, pour 5 euros, une veste en velours noir, un jean tout neuf, ou une paire de chaussures à crampons pour le petit dernier qui vient de se mettre au foot (c'est du vécu ! authentiquement observé pendant le temps du reportage !).