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L'édito du 15 décembre 2011

15/12/2011 | Sébastien Guimard

Quelle énergie !

Quand vient la mi-décembre, on prend conscience, parfois durement, de la vitalité et de l’énergie qu’il aura fallu consommer encore une fois cette année. On souffle, se remémorant, les heures de travail, les courses-poursuites quotidiennes, en attendant quelques journées de repos bien méritées.

C’est dans l’attente de ces moments où tout prépare à la détente, au laisser aller, que l’on aurait envie de s’en tenir aux engagements des autres en matière de développement durable, de responsabilité globale. On n’en aurait pas attendu moins de nos Etats lorsqu’il s’agit de sauver la planète d’un réchauffement climatique qui n’est plus aujourd’hui seulement prévisible et lorsqu’il s’agit de faire naître plus urgemment encore des perspectives pour les territoires les plus vulnérables à cet effet climat (élévation du niveau de la mer, multiplication des événements météorologiques extrêmes, incidences socioéconomiques…).

Alors comment réagir lorsque l’on apprend qu’à la pointe sud du continent africain, à Durban, les négociations portant sur la limitation des gaz à effet de serre s’engluent une nouvelle fois ?
Les Etats sur lesquels nous comptions pour nous offrir ce temps d’abandon renvoient à une date ultérieure la fixation d’engagements suffisants pour contenir le changement climatique ou se retirent du processus n’assumant plus l’augmentation de leurs propres émissions de gaz à effet de serre.


Assumons donc ! Et comme une part de notre consommation fait partie de l’équation finale, nous avons la possibilité d’agir par nos achats et nos comportements. Rien n’est facile; par exemple, trouver dans nos rayons des produits pauvres en carbone peut tenir du parcours de combattant. Autant dire que ce n’est pas encore cette année que nous aurons un total loisir de laisser aux autres le soin d’agir.